18 août 2007
La fin d’après-midi me surprend dans le soleil et le vent, j’ai lavé ma nostalgie, je suis allée à la source pour reprendre le cours de ma vie.
Journée intense, et comme dirait d’aucuns, « et ce n’est pas fini !!! »
Beaucoup de paroles, énormément d’intensité, j’ai dit ce qu’il y avait à dire pour ma part et je sais maintenant qu’une oreille m’a écoutée. A celle-là de transmettre mes messages. Et puis en même temps, cela m’importe peu, pour reprendre cette expression chère à ma plume.
J’ai juste un sanglot en regardant les chandeliers de Barbu. Je ne peux plus lui raconter mes avancées…
Alors je pense à lui et à toutes les belles choses qu’il aimait…
La vie avant tout…
Mensonges
Quel drôle d’impression à mon réveil…
Et impossible de décoller de mon lit. Comme je m’y suis endormie avec mon ordi, je me dis qu’autant écrire et ça ira beaucoup mieux après.
J’ai pris en photo ce beau cerf (qui s’appelle Tom) lorsque j’étais en Normandie en vacances. Il avait fallu attendre que le maître des lieux veuille bien daigner venir se montrer ; il avait laissé tout d’abord ses biches venir nous charmer. Et puis, le petit groupe de visiteur était reparti bredouille et moi, j’avais attendu en haut du chemin. J’ai zoomé tout ce que j’ai pu lorsque je l’ai vu descendre au bas du champ et j’ai eu raison d’être patiente : il m’a vue, m’a regardée et est reparti…
Le soir quand j’ai regardé la photo, je me suis imaginée qu’en plus de me repérer, il m’avait aussi fait passer une pensée.
« Je vais bientôt voir d’autres individus de ta tribu… »
Et ce matin, en passant en revue les images de cette après-midi là, je songe à mon séjour là-bas, à la lutte silencieuse que j’ai menée pour ne pas rentrer dans la guerre. Il aurait été pourtant simple de rétorquer systématiquement à tous les pics que ma chère maman m’envoyait. A un moment même, Caillou m’a trouvé particulièrement zen avec tout ce que Mamie t’envoie dans la tronche.
Je n’ai pas posé de question, j’ai écouté, j’ai excusé aussi. La situation est telle qu"’à force de vivre des galères on ne peut plus rien supporter !" Pourtant ce n’est pas ma philosophie de vie. C’est celle de cette famille qui subit la maladie d’une toute petite fille. Oh, bien sûr, elle a toute la meilleure attention du monde, avec des soins hors pair… Mais je crois sincèrement que tous, là haut, à la capitale, ils ont oublié de parler de leur souffrance intérieure.
Mais tout cela, je le sais. Je n’ai pas de rancœur, ni de haine.
J’ai par contre le grand regret d’être encore et toujours considérée comme une gamine. Et ce qui me blesse tout particulièrement ce matin, c’est que je songe au mensonge, ou à la possibilité de… Après tout, je ne pose pas de questions, on me dit ce que l’on veut et je ne juge pas, j’écoute et je prends pour argent comptant ce qui est dit. Je ne cherche pas le mal, je ne l’imagine même pas.
Je me sens adulte responsable confrontée à d’autres adultes, eux tout aussi responsable. Je n’invente pas des possibles ou des histoires, chacun fait ce qui lui plait et surtout ce qu’il peut. Et je suis bien consciente que l’on n’est vraiment pas tous égaux face à la capacité de prendre le bonheur.
J’exècre le mensonge de toute part.
Je suis en quête de vérité. Je connais la mienne, je découvre celles des autres, j’apprends à l’accepter telle quelle.
Alors, oui, c’est vrai mon été est magnifique. Car il m’élève au dessus, il m’a donné la solution pour lâcher ce lest familial (qui en était devenu malsain à force de toutes ces années) et enfin je m’envole ou continue à voler dans ma vraie vie.
Je me sens très seule à cet instant et j’ai du chagrin. Je vais faire passer la journée dans la douceur de mon chat peluche. Il redouble de câlins depuis qu’il s’est aperçu que j’étais encore dans mon lit…
13 août 2007
Résilience...
Trois semaines de vacances !
Et ce petit chaton pour image de celles-ci…
Car si vous le regardez bien, il est dans un autre univers. Si, si !!! Vous ne pouvez imaginer les millions de kilomètres qui me séparent de lui à cet instant.
Et dans ce phénomène d’espace temps, je suis légère, légère…
Et bien que la distance soit immense, il me voit, ses yeux croisent les miens et c’est sa quiétude qui m’intéresse.
Alors, il me plait de croire que cette petite boule de poils possède son secret et ne deviendra pas un cygne pour autant. Car il n’est pas « génétiquement » programmé à cela, ou mieux, son ADN le laisse dans sa liberté de félin.
Je suis comme tout le monde dans une forme d’ignorance, car je suis loin de connaître tout. Mais je préfère apprendre plutôt que de m’enfermer dans un affectif blindé, même si pour d’aucuns, il reste le banal de la vie.
J’ai fait un tour sur une page de citations en rentrant les mots : ignorance, puis famille, et de fils en aiguilles, je suis retombée sur mes pieds.
Avec ma pensée magique, je sais qu’une petite fille de 5 ans vivra ce qu’elle doit vivre et son petit frère de 2 ans ne sera jamais seul, quoi qu’il arrive.
Je ne crois pas dans le « faute à pas de chance ». Trop facile.
Et puis si un Jacques l’éventreur vient regarder ici mes tripes, il s’apercevra bien vite qu’il s’est trompé de cible. En m’apprenant le sens de la liberté, il m’a affranchi pour MA vie…
No comment.