28 novembre 2007
48 heures dans la capitale...
J'aime toujours autant ces voyages fulgurants. On démarre à 15 h à la gare de Saint Jean, on arrive à Montparnasse, on se rend à l'hôtel, on dort une première fois. La journée du lendemain se remplit en un instant, c'est de l'or qui coule dans mes pensées, c'est une structure qui s'installe, c'est une vie qui s'épanouit. Puis on redort une deuxième fois, dans une chambre qui est déjà sienne alors que le matin suivant, on l'abandonne.
A en croire les registres de l'hôtel, la semaine prochaine, j'y reviens encore.
On rentre vers 18 h après avoir parlé quatre heures durant à la Gare Saint Jean (non ! pas à la gare, dans le train, évidemment), on prend le tram qui nous dépose en quartier calme et déjà conquis.
Puis on retrouve les têtes blondes qui nous ont tellement manqué durant tous ces jours rallongés et on fonce encore dans de nouveaux projets qui se tiennent et s'engrangent.
Bon, je vous l'accorde tout cela est tout à fait abstrait.
Cependant, voire "certes", néanmoins et toutefois, je souris à mes choix.
Mes neurones s'emballent, alors qu'à cette heure, sous mes jolis yeux bleus se fait trace de ma fatigue. Pourtant, au détour d'une gazinière, j'ai répondu ce soir qu'à certaines fatigues, il était bon de se reposer d'une certaine manière.
Faire à manger pour une tribu, puis rigoler en dévorant, c'est aussi apaisant qu'une nuit de sommeil qui démarre à 20 h.
Il n'y a pas de choix que je regrette à ce jour.
Chance ?
Opportunité ?
Facilité à vivre ?
Mon chemin s'affine et s'élargit à la fois.
Une nouvelle vanne vient de s'ouvrir pour que j'arrive vers moi.
Et dans la percussion d'un regard, j'ai toujours envie que l'autre me voie en totalité.
Rien à cacher.
Tout à donner.
Elle est ici la vérité à vivre.