Ruisseau de vie

Le souvenir est création...

11 août 2008

Ecrire...

PREMIERE_PHOTO

Le calme revient. Je me pose moins de questions. Toujours quelques unes, mais je ne m’acharne plus à trouver forcément une réponse.

Je médite…

J’ai porté ma vie ces derniers temps comme un fardeau, comme une croix si lourde, trainant les pieds et faisant des traces sur mon parcours. Enlisement dans mes fondations pour trouver un sens à tout cela. Totalement « border-line », comme m’avait dit un jour ma grande sœurette. Dans l’extrême (pour tenter la rupture ?, pour sentir comment cela peut faire ?).

Une fois encore, j’ai explosé en plein vol.

 

Pourtant, la vie est si légère. C’est un souffle, une caresse, un don constant.

J’ai ce trésor en moi d’écrire tout ce que je vis.

Et j’en ai noirci des pages, ici, ailleurs.

J’ai extrait, pressé, analysé, décortiqué. C’était très périlleux, car au fur et à mesure, je me sentais de plus en plus vide, (ou vidée...?), toujours avec cette terreur de me dire : «bientôt, je n’aurai plus rien et sur du rien, comment repart-on ?»

 

Se laisser porter par le courant… Et mon flot devient plus doux, alors je m’apaise.

 

Tout à l’heure, j’ai aperçu une assistante sociale du boulot venir vers moi. Enfin !...: elle passait son chemin devant moi, pour être exacte. Je la connais, elle aussi. Elle a baissé la tête, comme si non, en fait. Je l’ai cherchée du regard pour lui dire bonjour. Comme elle continuait, je l’ai interpelée tout haut, à quoi bien entendu et par pure politesse, elle m’a répondu par le même mot.

Comme un bonjour peut être perçu bizarrement !... Hier, on parlait ensemble, aujourd’hui, je ne suis rien dans ces yeux. J’ai pensé que chacun se protège. Car le monde où l’on vit est très cruel, sans pitié et que chacun l’affronte à sa manière. Même au devant de quelqu'un aux yeux limpides sans une once d’agressivité que l’on pourrait bien imaginer le pire des requins.

 

C’est inquiétant tout cela car je me remets à barjoter.

Pourtant, c’est bien de la paix que je ressens.

Si mon honnêteté peut paraître légendaire, c’est bien ma sincérité qui me fait être vraiment.

Et je suis presque à me dire que toute manipulation peut être consentie si toutes les règles énoncées ainsi que non dites s’inscrivent dans la sincérité de se sentir soi-même.

Pourquoi pardonne-t-on à une mère l’inacceptable de voir son enfant détruit par un conjoint d’une manière ou d’une autre, si ce n’est que personne ne remet en question l’amour maternel ?! Quel que soit sa manière d’aimer, une mère aime son enfant !!! (je pourrais coller ici une bonne cinquantaine de smileys pour ponctuer ma réflexion de l’ironie qui lui revient).

Mais on n’est pas non plus en alarme quant à la tyrannie du jouvenceau qui détient dans sa main la vie de sa mère, au nom de l’amour filial, justement.

De même, on compatit gentiment à l’impie qui porte sur elle les bois de la tromperie, tant son compagnon a de la classe en apparence et donne à tout le monde car on ne le reconnait que par une générosité incontournable et tellement conventionnelle.

 

Alors tout ne pourrait être que perversité, apprise au long de son enfance, pour accéder à l’impossible d’aimer, uniquement pour soi, tout juste en se servant.

Le domaine de l’illusion, ou de la désillusion ?

Le paradis n’existe pas : on ne le trouve pas après sa naissance, pourquoi le trouverait-on après sa mort ?!

 

J’ai de la paix en moi désormais car une fois cette âpre découverte (des affres de la manipulation), je m’amuse maintenant à en déjouer les tours, je découvre, je comprends, j’apprends et j’avance sur…

 

…Cette légèreté qu’est la vie, derrière une si toute petite goutte de pluie tombée d’un ciel si noir…

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09 août 2008

Comme il est doux ce soleil d’août…

reflet_de_camille

En m’occupant de la chambre des enfants tout à l’heure, je sentais une odeur sucrée de cannelle. Elle venait tranquillement effleurer mon esprit, tout simplement, comme une évidence de la sérénité qui est en moi. Je décrochais scrupuleusement tout le linge, le rangeant dans les piles « à repasser », « à classer », « à pas repasser ». J’avais ouvert les volets pour y voir plus clair. Et puis quand j’ai eu terminé, j’étais à les refermer et j’ai eu à nouveau à l’esprit le parfum du pain d’épices. Mes yeux se sont posés sur la bougie qui est là depuis des semaines et j’ai regardé le soleil qui la faisait fondre. J’ai compris qu’il n’avait pas été besoin d’allumer la flamme, l’essence de cet objet surgissait par les rayons de chaleur : tout naturellement.

Alors, je n’ai pas cloisonné la chambre. Je me suis dit que ce soir, comme les enfants ne sont pas là et que je dors ailleurs, ça ne dérangera personne qu’il y fasse chaud. Par contre, la sucrerie qui y s’en sera dégagée, sera douce à tout cet univers.

 

C’est si simple la vie.

 

J’écris ici. Et puis ailleurs. J’ai double-blog, comme personnalité à facettes multiples. Côté personnalité, comme tout le monde, côté blog : peut-être pas vraiment ! Et j’aime à savoir que ceux qui me lisent doublement, fusionnent toutes mes phrases pour me comprendre avec leur sensibilité.

 

C’est une alchimie. C’est aussi de la féerie.

Je crois que je viens d’apprendre à être prudente.

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07 août 2008

A coeur ouvert...

Tom_juillet_2008


A cœur ouvert...

 

C’est un peu ainsi que je me suis sentie après être aller voir Monsieur le Professeur P.

A cœur ouvert…

Parce que mes paroles se sont envolées autour de lui, en toute pureté, bien plus qu’honnêtement, exactement moi-même…

Il y a eu des moments où le silence devait se poser, où seuls les regards pouvaient tendre vers la compréhension.

Alors j’ai retenu des mots… beauté de l’éclat… courage et force… sourire et vie… fatigue et repos… changement et équilibre… de somptueux outils à être utiles…

 

Je suis repartie de son bureau, en lui disant « au revoir et à bientôt, d’une manière ou d’une autre », j’ai avancé mes pas les uns après les autres en sentant sur mes joues s’échapper ma maladie, écoutant les battements de mon cœur me guider vers la guérison.

 

Dehors, le ciel était gris. Le parvis de l’hôpital était désert. Personne sur les bancs gris en béton. Alors je me suis assise. Et j’ai continué à pleurer. J’ai levé les yeux au ciel en me disant « aide toi et le ciel t’aidera », pourtant je ne suis pas croyante, enfin je ne m’en remets à aucun Dieu… Et puis j’ai pensé : « un signe, juste un signe, il y en a eu tant depuis deux mois, un autre encore, s’il vous plait… » et je me suis résignée. Tout naturellement et sans révolte d’ailleurs. Car on n’est pas dans un film Hollywoodien, juste dans la vie réelle, et somme toute tellement banale.

 

Alors de ces battements de cœur qui s’amplifiaient à m’en faire tourner la tête, je me suis interrogée : « peut-on vivre à cœur ouvert… ? »

 

Chirurgicalement, toutes les précautions sont prises pour que l’on ouvre un thorax, que l’on accède à ce muscle et que l’individu (endormi, il en va de soi) soit maintenu en vie (avec des machines, des tuyaux, des bips, des cliquetis, etc.) au maximum. Mais le risque zéro n’existe pas. Pourtant la plupart des patients qui émergent en salle de réveil, groggy de drogues en tout genre pour ne pas ressentir trop cette énorme souffrance : l’écartèlement de la poitrine pour accéder en son centre, savent qu'ils sont vivants… Ensuite, il y a le « post-op », la récupération (ou la réa si ça tourne mal) et puis la rééducation si tout se déroule dans les normes. Et zou, Truc X retourne à sa vie, banale, sans scénario particulier.

 

Donc on peut vivre à cœur ouvert, physiologiquement parlant, si toutefois, on referme vite le tout et que l’on prend évidemment un maximum de précautions.

 

Alors ma question qui reste la même : « peut-on vivre à cœur ouvert » pourrait bien devenir « et si le cœur est toujours ouvert, immense à battre à l’extérieur, que se passe-t-il pour l’énergumène qui décide de vivre ainsi parce qu’il ne sait pas faire autrement ?

 

Il se passe…

 Se passe que…

         Il se passe que cette personne,

               a bien le regard de petit « T’om ».

 

Tourné vers soi, pour continuer à palpiter, dans sa bulle, pour exister et aimer, puisqu’il n’y a rien d’autre qui compte.

 

Tout ce que je suis, c’est pour vous, Mes Amours…

 

CAILLOU_07_2008  TOM_07_2008

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Imprévu

ENTREE


Parce que demain, je ne le connais pas, et que je ne serai peut-être plus là pour te promettre tout cela.

Parce que l’on ne remercie jamais assez la vie, des petits cadeaux surprenants qu’elle nous faits.

Autour d’une coupe joliment arrangée, toute prête à être dégustée, dans la gourmandise d’une fleur qui se marie avec les crustacés au goût délicieux, dans une soirée improvisée dans les valeurs de l’amour qui n’est qu’immortel, et dans l’humble de l’humain qui porte ses fardeaux comme des joyaux.

 

Si je sais laisser une trace à ceux qui me rencontrent, comme une étincelle qui les réchauffent, ne serait-ce qu’un instant, c’est que mon bonheur est vivant et que je suis…

Naturellement.

 

Merci à vous.

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05 août 2008

Fin du sommeil : j'ouvre les yeux.

PICA_CHOU_JUILLET_2008

"Parce que dans les rêves, ce qu'il y a de bien, c'est que ce n'est pas la réalité"...
Je ne l'oublierai jamais cette phrase lancée un matin, alors que je racontais mes rêves à celui qui m'accompagne.
J'ai toujours des tas de rêves à raconter le matin, et comme en plus j'en fais beaucoup (enfin, je me rappelle de ce que je rêve) ce qui ont partagé mes réveils savent cette fâcheuse/bonne habitude que j'ai dès le saut du lit à papoter pour tout décrire. Et je sais que pour certains qui ne sont pas de ce moment là (les tout-gris peu réactifs avant d'avoir zesté leur douche, par exemple, les renfrognés des premières heures qui vous tiennent responsables de la sonnerie de Monsieur tic-tac) c'est pas de la tarte. En tout cas, mon auditeur privilégié semble assez bien supporter ma coutume. En tout cas je l'imagine, à ses sourires souvent amusés devant tous mes scénarios.
Ce qui est rigolo dans ce matin là, c'est que je ne me rappelle plus du tout l'histoire du film. Je crois que c'était plutôt quelque chose d'assez cauchemardesque et c'est pour cela que j'avais conclu ma narration par cette phrase.
Ma pensée d'alors était tout bonnement, qu'est-ce que c'est bien d'ouvrir les yeux, de voir la réalité, d'être dans le concret, même si tous les jours qui viennent ne sont pas tous roses. C'est être en vie qui est le pouvoir suprême du bonheur, la liberté qui ne peut être dérobée.

C'est à peu près à quoi j'ai pensé en ouvrant les yeux ce matin. Pourtant quel épuisement physique, à ne pas réussir à me tenir debout.
Alors en toute simplicité, j'ai laissé venir le vrai repos de mon âme.
J'ai encore beaucoup parlé aujourd'hui, suffisamment pour être encore dans l'insomnie dans la nuit qui vient. C'est mon toubib qui me l'a expliqué, parler, écrire, penser, ça agite tellement les cellules cérébrales qu'évidemment après, c'est compliqué de trouver le sommeil.
Peut-être bien que c'est pour cela que toute ma famille à cette proportion à être noctambule : qu'est-ce qu'on barjotte chez nous.
Mais en même temps, on comprend.
Et la compréhension, c'est l'accession à un début d'équilibre, c'est la disparition des résistances et la gestion des frustrations.

Cette après-midi, un grand moment de bonheur à parler au téléphone. Avec un ami d'enfance. Qui a un jour d'août 2005 apparu dans ma boite à mails, après 20 ans de silence...
Et j'ai savouré l'intelligence du dialogue, l'écoute attentive, accompagnante, la véritable empathie.
Je me suis demandée après si c'était parce qu'il connaissait une partie de moi quand j'étais toute jeunette, ou si c'était nos personnalités forgées au long des années qui pouvaient ainsi se rencontrer.

Je lui ai parlé de ces signes du destin qui se sont succédés et accrochés à ma vie depuis deux mois. Des choses pour le moins troublantes si l'on quitte les sentiers du pragmatisme. Mais en même temps, c'est en moi : j'aime la magie et la féérie de l'existence.

On a évoqué ce magnifique texte de Lorca, écrit à la veille de son exécution, dont voici un extrait :

Si je savais que je te vois dormir aujourd'hui pour la dernière fois, je t'embrasserais très fort et je prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme.

 

Si je savais que ce sont les dernières minutes où je te vois, je te dirais "je t'aime", sans présumer bêtement que tu le sais déjà.

 

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre occasion de faire bien des choses, mais si jamais je me trompe et que je n'ai plus que ce jour, j'aimerais te dire combien je t'aime et que je ne t'oublierai jamais.

 

Le lendemain n'est garanti à personne, qu'il soit jeune ou vieux.

Et oui ! C'est comme ça.

C'est pour ça que j'adore les chats. Ils ont en eux cette force incroyable d'être épicuriens envers et contre tous, et d'être si fidèles à eux, à moi.

Mais ce que j'aime encore plus, c'est de trouver cela dans le regard des personnes qui comptent pour moi.

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02 août 2008

Dormir

FLAMME

La foule en délire atteignait les sommets de la jouissance populaire. Elle vociférait, hurlait, scandait des mots sans aucun sens, sorte de borborygmes, expression brute de l’énergie qui se dégageait d’elle.

Il faut dire que le spectacle auquel elle assistait, dépassait tout entendement, allant bien au-delà de ses espoirs inconscients. Et il durait, durait, durait, ce spectacle depuis des semaines…

Sur le ring, le combat était comme un être vivant. Il avait commencé simplement, avec respect des règles basiques de l’affrontement, du conflit. Et au fur et à mesure des jours (je le dis bien : cela fait de semaines que cela continuait, continuait), l’évolution avait amené cette lutte à s’organiser autour de ses propres lois, mouvantes, inconstantes, incohérentes, gardant le même cap : celui de produire sur l’assistance concentrée le plaisir de consommer de la pure violence.

Tous les ingrédients étaient réunis pour prodiguer un spectacle d’excellence, pourquoi alors cela aurait du s’arrêter ? Quelle morale aurait bien pu exiger la fin ?!!!

Car dans l’arène, on pouvait tout voir, tout prendre des scènes qui se succédaient : du corps à corps, des coups de point violents faisant jaillir le sang, des plaies se formant et s’ouvrant béantes après des coups de pieds forcenés, tout cela accompagnés de cris, de souffles exprimés du font des tripes, et puis des larmes, aussi des paroles pour essayer de contrecarrer les assauts et, je vais vous étonner, une pointe de sexe, si, si !!! Ca fait partie du truc, étonnant, non ?

Voilà en bref, très bref le tableau dressé.

 

Et puis tout à coup, la foule est devenue silencieuse.

Le pugila venait de s’interrompre abruptement.

Murmures bizarres qui parcourent les gens, chacun retient sa respiration, si dit « mais non, ça ne peut pas s’arrêter comme ça, pour qui nous prend-on ? (etc.) »…

Il fallait pourtant se rendre à l’évidence.

L’un des deux camps venait de se laisser choir sur le tapis et ne se relevait pas.

Mais, j’ai oublié quelque chose dans ma description : qui dit combat dit « deux adversaires ». Ce qui rendait ce combat plus que singulier était qu’un deux antagoniste était seul, l’autre était bourré de monde. Un contre tous. Tous contre l’un…

 

Donc, le guerrier solitaire était allongé. Il n’y avait que l’assistance qui l’avait vu, car dans l’autre camp, ça bougeait toujours autant, c’était entre eux qu’ils continuaient à se « chamailler ».

 

Rapprochons maintenant notre caméra du corps étendu. Mettons en marche notre micro pour écouter ses pensées…

 

Fatiguée… Je suis si fatiguée. Il faut que je dorme. J’ai besoin de sommeil. Je dois donner à mon corps la nourriture qu’il souhaite pour partir d’ici. Ce n’est pas ma guerre. Je dois enfin me protéger pour vivre. Trop de souffrance, et je viens de comprendre que, comme tout le monde, je n’aime pas avoir mal.

J’arrête tout ce qui me fait mal. Je meurs à cet instant et c’est sur ma carcasse d’avant qu’ils vont tous se déchaîner. Sur le vide, en somme !

Moi, je m’évade, j’ai creusé un trou depuis des semaines, et je pars dans le courant de ma vie qui a des sentiers verdoyants, des directions simples et douces.

Je suis utile à ceux qui m’aiment.

Inutile à ce que je dérange.

 

Je reviens à ma réalité de maintenant :

Je suis allée faire quelques courses, de quoi tenir jusqu’à la fin du mois. Parce qu’en regardant mes comptes, c’est déjà pas du tout brillant en ce début d’août. Enfin, bon, les factures sont payées. C’est déjà ça.

Et puis pendant 15 jours, les enfants sont chez leur père. J’irai manger à la cantoche du boulot et le soir, je boirai un peu de vodka pour dire que j’ai quelque chose dans le ventre.

Tout ce w-e, je vais me laisser porter par le temps. Je pense qu’après avoir poster ce billet, j’irai dans mon lit avec mon ordinateur pour regarder un film et je me laisserai dormir.

Demain, si j’ai retrouvé un peu de force je rangerai mes papiers. Mais si ce n’est pas fait à ce moment, ça se fera quand cela doit se faire.

Pas de contrainte. Que de la bienveillance à mon égard, beaucoup de soin pour ma personne, meurtrie que je suis.

Du repos. Dans tout ce que je fais et entreprends.

 

J’accepte. Je m’accepte fatiguée, si fatiguée…

Je suis vivante et libre.

Alors je ferme les yeux, juste pour dormir.

Du sommeil du juste.

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01 août 2008

Douceur de chat...

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Vivant, chaud, ronronnant... C'est comme ça que je l'aime ce minou. Surtout qu'il est là malgré ses longs moments de solitude, il a toujours le même sourire quand je rentre et autant d'attention dévouée. Pourtant, je ne fais de lui que ce qu'il désire.
Au milieu de sa fourrure, je reprends vie, je me réchauffe et j'apprends même à ronronner.
Bon, c'est vrai, pour le moment, ça se noie dans un torrent salé, parce que depuis quelques jours, j'ai pris sur la figure trois énormes icebergs.
Deux uppercuts en plein coeur, un boomerang dans mon cerveau (comprenez "versant sentimental", "versant professionnel").
Et je m'étonne, je suis debout.
Je suis même plus légère.
Y'a un vieux philosophe qui a dit : "tout ce qui ne me détruit pas, me rend plus fort".
Ben oui, c'est le moins que l'on puisse dire.

Alors même si je ne compte encore que les heures, que les jours qui passeront me rapporteront encore bien plus, je suis fière de ma performance ! Et cela en est une. Mardi dans la nuit, je me disais encore que mon printemps 2006 était simple à côté de cet été qui dévale sur moi.
Mais j'ai grandi depuis et puis j'ai fait du chemin.

Ce soir, j'étais allongée sur mon canapé, à demie assourdie par un chagrin profond et le téléphone a sonné : "On passe te prendre dans une demie heure avec les enfants, hamburger / ciné." Pas eu le choix. Et j'ai laissé partir toute ma détresse, j'ai repassé du crayon noir sur mes paupières gonflées, j'ai grimpé dans la voiture, sans un mot (je n'avais pas de lunette de soleil, la honte) et puis j'ai senti un doigts sur mon épaule droite, un autre sur la gauche, un peu de rigolade, des grands enfants qui me cueillent et me chouchoutent. Passent très vite à autre chose, on va pas tourner autour des larmes de la miss tout de même ! Faut aller rechercher le fauteuil de Papa qui a été savamment oublié. Du style :"je vous pause au ciné, j'attends dans la voiture et hop".
Y'a eu encore un gros coup de blues au resto quand j'ai entendu des mots, que j'ai interprétés ainsi : "Regarde : les hommes qui ont compté dans ta vie, n'en sont pas encore repartis... Ils sont toujours là. Il fera comme nous..."
Ouahou ! la claque.
Mais d'un tout autre style, comme un souffle chaud et insistant d'amour vrai.

Demain j'appellerai mes parents. J'ai joué un jeu qui n'est pas moi. Je ne sais pas faire cachée.

Je suis dans "l'être".
Pas dans "l'avoir".

Posté par bergag à 01:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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