Ruisseau de vie

Le souvenir est création...

17 février 2009

Ténacité...

cactus

Hier, dans mon après midi verte, j’ai replanté mon grand cactus.

J’ai d’abord nettoyé tout le balcon, fais disparaître les traces de la tempête, qui même s’il elle n’a pas touché mon habitation, a su laisser les signes de son passage.

A un moment, j’ai pris les vieux bambous que j’entasse sur la terrasse et je les ai lancés comme des javelots vers les branches d’un vieil arbre qui est bien dégarni depuis le passage du tumulte. J’avais bien pris soin avant d’observer les alentours : personne, et zou, on y va.

Et puis j’ai enfilé mes gants… Il fallait bien cela pour que la bête ne me morde pas, ce qu’elle a tout de même réussi à faire.

J’ai observé la plante : elle était toute pendante, après le gel d’une nuit. Je l’avais juste récupérée pour la mettre à l’abri et son manque d’eau l’a sans doute sauvée.

Une à une, j’ai découpé la chair piquante, en épargnant les racines intactes, en incisant celles déjà mortes et pourries.

Je me suis piquée malgré tout, comme une Aurore qui touche un rouet et ne peut rien faire d’autre que de s’endormir une éternité.

Le cactus est synonyme de « résistance » et de « courage ».

Je suis sûre que toutes ces tiges déposées au sein d’une terre douce et fertile, vont me montrer leur toupet, leur envie de repousser.

Alors j’aime bien cela.

Elles ne dépendent pas de moi, je leur rends juste un peu de liberté.

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15 février 2009

Mademoiselle, quand on vous voit...

Pouce_de_vie

« Mademoiselle, quand on vous voit, on vous aime. Et quand on vous aime, on vous voit où ? »

 

 

En remontant les escaliers, les bras chargés des courses, pour le week end et le retour des enfants, je trouvais que mon cœur n’est pas en très bon état.

Pourtant, je sens l’aube d’un printemps qui arrive.

Il y a toujours ce picotement qui me rappelle que je suis en vie…

Cependant, c’est sans doute de l’ordre de la déception, du désabusement, de la désillusion.

J’aime le temps qui passe à toute allure, car je ne peux le maîtriser, je ne comprends rien aux jours qui s’enchaînent, désertés par ceux qui m’ont reflétée, sans doute prise un peu trop dans leurs rêves, sans penser à ma réalité.

 

Depuis tout à l’heure, je regarde le ciel qui se décline progressivement. Il y a eu le pic des cinq heures, avec l’éclat de l’éblouissement, décor surréaliste, puis les arbres ont fini de s’enflammer et maintenant, les bleus s’épaississent, ne laissent plus transparaître des orangers prometteurs. Il y a le blanc avant le noir.

 

Et il y a un moment où on ne dit plus rien.

J’ai beau me répéter que c’est du « lâcher prise », que c’est l’élastique qui est parti et qui ne met plus aucune contrainte, que c’est maintenant que la liberté est réalité… Je ne détecte aucune folie abstraite qui pourrait m’animer et me ramener à un monde moins acerbe.

 

Alors je souffle… Et je mets mes mains dans la terre pour dorloter mes plantes vertes, j’ai retrouvé dans mes verres qui traînent sur le plan de travail de la cuisine, une pousse au milieu des feuilles fanées qui ne promettaient plus rien. Je l’ai dégagée de tout ce fatras et je l’ai glissé délicatement dans une terre fertile, comme un lit de douceur, un berceau nourrissant.

 

Je l’ai posé au devant du soleil et tous les jours qui passent, je vais nourrir ce bébé papyrus pour qu’il devienne fort et beau comme ses parents…

 

J’ai commencé ce texte vendredi soir, j’ai parcouru samedi dans une joie profonde de partager du « free hugs », j’ai passé une soirée clé qui scelle une histoire, je me suis réveillée ce matin très tôt (bien qu’un dimanche) et j’ai laissé partir ce que je pensais être « mon capital »… La porte qui a claqué doucement m’a rendu les clés de ma vie, ma liberté d’être comme je veux et surtout de continuer à prendre soin de moi.

C’est vrai que je suis souvent seule. Que je goutte du solitaire à tout va, mais je sais qu’au fond de moi, je ne suis pas en solitude. Et c’est ce détail qui fait tout le reste.

Posté par bergag à 18:22 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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