Ruisseau de vie

Le souvenir est création...

17 novembre 2007

Je suis toujours là...

COEUR_DE_ROSE

J'écris juste dans un autre, d'autres blogs...
Et je viendrai bientôt y mettre le chemin.
De tous mes changements...

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18 août 2007

FENETRE_DE_VIE

La fin d’après-midi me surprend dans le soleil et le vent, j’ai lavé ma nostalgie, je suis allée à la source pour reprendre le cours de ma vie.

Journée intense, et comme dirait d’aucuns, « et ce n’est pas fini !!! »

Beaucoup de paroles, énormément d’intensité, j’ai dit ce qu’il y avait à dire pour ma part et je sais maintenant qu’une oreille m’a écoutée. A celle-là de transmettre mes messages. Et puis en même temps, cela m’importe peu, pour reprendre cette expression chère à ma plume.

J’ai juste un sanglot en regardant les chandeliers de Barbu. Je ne peux plus lui raconter mes avancées…

Alors je pense à lui et à toutes les belles choses qu’il aimait…

La vie avant tout…

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Mensonges

mensonge

Quel drôle d’impression à mon réveil…

Et impossible de décoller de mon lit. Comme je m’y suis endormie avec mon ordi, je me dis qu’autant écrire et ça ira beaucoup mieux après.

J’ai pris en photo ce beau cerf (qui s’appelle Tom) lorsque j’étais en Normandie en vacances. Il avait fallu attendre que le maître des lieux veuille bien daigner venir se montrer ; il avait laissé tout d’abord ses biches venir nous charmer. Et puis, le petit groupe de visiteur était reparti bredouille et moi, j’avais attendu en haut du chemin. J’ai zoomé tout ce que j’ai pu lorsque je l’ai vu descendre au bas du champ et j’ai eu raison d’être patiente : il m’a vue, m’a regardée et est reparti…

Le soir quand j’ai regardé la photo, je me suis imaginée qu’en plus de me repérer, il m’avait aussi fait passer une pensée.

« Je vais bientôt voir d’autres individus de ta tribu… »

Et ce matin, en passant en revue les images de cette après-midi là, je songe à mon séjour là-bas, à la lutte silencieuse que j’ai menée pour ne pas rentrer dans la guerre. Il aurait été pourtant simple de rétorquer systématiquement à tous les pics que ma chère maman m’envoyait. A un moment même, Caillou m’a trouvé particulièrement zen avec tout ce que Mamie t’envoie dans la tronche.

Je n’ai pas posé de question, j’ai écouté, j’ai excusé aussi. La situation est telle qu"’à force de vivre des galères on ne peut plus rien supporter !" Pourtant ce n’est pas ma philosophie de vie. C’est celle de cette famille qui subit la maladie d’une toute petite fille. Oh, bien sûr, elle a toute la meilleure attention du monde, avec des soins hors pair… Mais je crois sincèrement que tous, là haut, à la capitale, ils ont oublié de parler de leur souffrance intérieure.

Mais tout cela, je le sais. Je n’ai pas de rancœur, ni de haine.

J’ai par contre le grand regret d’être encore et toujours considérée comme une gamine. Et ce qui me blesse tout particulièrement ce matin, c’est que je songe au mensonge, ou à la possibilité de… Après tout, je ne pose pas de questions, on me dit ce que l’on veut et je ne juge pas, j’écoute et je prends pour argent comptant ce qui est dit. Je ne cherche pas le mal, je ne l’imagine même pas.

Je me sens adulte responsable confrontée à d’autres adultes, eux tout aussi responsable. Je n’invente pas des possibles ou des histoires, chacun fait ce qui lui plait et surtout ce qu’il peut. Et je suis bien consciente que l’on n’est vraiment pas tous égaux face à la capacité de prendre le bonheur.

J’exècre le mensonge de toute part.

Je suis en quête de vérité. Je connais la mienne, je découvre celles des autres, j’apprends à l’accepter telle quelle.

Alors, oui, c’est vrai mon été est magnifique. Car il m’élève au dessus, il m’a donné la solution pour lâcher ce lest familial (qui en était devenu malsain à force de toutes ces années) et enfin je m’envole ou continue à voler dans ma vraie vie.

 

Je me sens très seule à cet instant et j’ai du chagrin. Je vais faire passer la journée dans la douceur de mon chat peluche. Il redouble de câlins depuis qu’il s’est aperçu que j’étais encore dans mon lit…

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13 août 2007

Résilience...

seul_au_monde

  Trois semaines de vacances !

Et ce petit chaton pour image de celles-ci…

Car si vous le regardez bien, il est dans un autre univers. Si, si !!! Vous ne pouvez imaginer les millions de kilomètres qui me séparent de lui à cet instant.

Et dans ce phénomène d’espace temps, je suis légère, légère…

Et bien que la distance soit immense, il me voit, ses yeux croisent les miens et c’est sa quiétude qui m’intéresse.

Alors, il me plait de croire que cette petite boule de poils possède son secret et ne deviendra pas un cygne pour autant. Car il n’est pas « génétiquement » programmé à cela, ou mieux, son ADN le laisse dans sa liberté de félin.

Je suis comme tout le monde dans une forme d’ignorance, car je suis loin de connaître tout. Mais je préfère apprendre plutôt que de m’enfermer dans un affectif blindé, même si pour d’aucuns, il reste le banal de la vie.

J’ai fait un tour sur une page de citations en rentrant les mots : ignorance, puis famille, et de fils en aiguilles, je suis retombée sur mes pieds.

Avec ma pensée magique, je sais qu’une petite fille de 5 ans vivra ce qu’elle doit vivre et son petit frère de 2 ans ne sera jamais seul, quoi qu’il arrive.

Je ne crois pas dans le « faute à pas de chance ». Trop facile.

Et puis si un Jacques l’éventreur vient regarder ici mes tripes, il s’apercevra bien vite qu’il s’est trompé de cible. En m’apprenant le sens de la liberté, il m’a affranchi pour MA vie…

No comment.

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25 juillet 2007

Adieu, Barbu

BARBU
Ce matin, je me suis réveillée en même temps que les enfants, dans la maison familiale de Normandie.
Nous sommes arrivés hier soir, assez tard, puisque je me suis un peu trompée dans l’itinéraire et puis j’avais aussi envie de prendre le temps.
Et je veux le prendre de plus en plus, parce que ce temps qui nous rythme, qui nous modèle, nous impose tout et rien, nous fait grandir ou nous efface, ce temps est vraiment trop capricieux, tout en remplissant son rôle de juge impartial.
Donc, toujours ce matin, et ce que j’aime dans l’écriture, c’est de pouvoir figer ce temps, le photographier, pour y revenir, le regarder sous d’autres angles, ce matin encore, je buvais mon café sur la terrasse, appréciant oh combien les premiers vrais rayons de soleil de l’été… En regardant le chat passer, je me suis fait la réflexion : tiens, ils ont un an les trois frères…
Et puis j’ai entendu la voix de Régina : " Jean nous a quitté ce matin à huit heures et demi ".
J’ai regardé ma mère pour lui dire. Nous avons rappelé ensemble la sœur de Jeannot et mon père est arrivé. Il s’est assis, a écouté. C’était simple et douloureux. Comme un vide normal et attendu mais que l’on ne peut concevoir qu’au moment même du présent.
Alors, je suis sereine, mon Barbu Chéri… Car la semaine dernière, j’ai pu poser mes lèvres dans ton cou pour t’embrasser une dernière fois. J’ai caressé tes cheveux si doux et j’ai contemplé ton visage endormi, qui avait gardé la couleur du soleil de ton pays. Derrière tes yeux clos, je sais que tu m’as entendue. Et je te garde en moi, égoïstement, comme un trésor inestimable.
Et je suis triste parce qu’on avait encore tant à se raconter, à partager et à se faire découvrir. J’ai toujours admiré en toi cette jeunesse farouche qui me permettait de te parler à cœur ouvert et confiant. C’est pour cela que je n’ai pas voulu croire que la maladie t’emmènerait de cette manière fulgurante.
Tu étais un sage et un tout jeune homme.
C’est pour cela que je n’ai jamais douté d’être ta petite fiancée, malgré l’écart d’âge. Peut-être ai-je été secrètement amoureuse de toi pendant toutes ces années, parce que tu me faisais être unique pour toi.
Tu m’as donné des yeux pour voir la couleur, tu as aidé mon ouie à entendre les merveilles de la musique et mon odorat à ce jour est l’élève d’un grand maître qui m’a aidé à sentir la subtilité du temps présent et que rien n’efface.
En août, je vais aller marcher sur les chemins de nos ballades et je vais prendre le temps de soigneusement remettre mes pas dans ceux que nous avons laissés.
Il y a tant de lumière qui vient de toi quand je pense à toi que je trouve la vie lumineuse à cet instant et pour ceux à venir.
Alors, Adieu Barbu.
Parce que chez toi, en Provence, quand on lance " Adieu, toi ", c’est aussi pour dire bonjour.

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15 juillet 2007

De nulle part...

ESPOIR_VERT

En engageant la voiture dans l’allée rocailleuse, l’autoradio avait joué « In paradisium » du requiem de Fauré ! On s’était regardé avec un plaisir non dissimulé, une sérénité partagée, un accord parfait. Juste avant, on avait laissé l’abbaye de Sénanque sur notre gauche, au milieu de ses champs de lavande et maintenant on roulait doucement sur les gravions, bercés par la musique elle-même soutenue par le chant des cigales… Au bout du chemin, il y avait une petite masure, avec peu de fenêtreS, comme pour se protéger du soleil mais aussi du froid prégnant dans cet endroit en hiver. Il me dit qu’il avait souvent rencontré le moine durant les mois de janvier et février, parcourant les routes de la colline qui entourent Gordes, avec aux pieds uniquement de vieilles sandales.

Le moine, presque centenaire, se tenait perché en haut d’une échelle pour cueillir des cerises presque aussi grosses que des abricots. Je me fis la réflexion qu’ici tout était énorme, immense, merveilleux. Il avait vite quitté son perchoir pour nous accueillir et nous offrir un peu d’eau fraîche dans son antre d’Hermite. La discussion, je me souviens, avait tourné autour des qualités de la femme que ne peuvent connaître les jeunes novices moines qui ont fait vœux de chasteté et le vieillard si sage se réjouissait d’avoir pu quitter sa communauté pour rester ne serait-ce qu’observateur de cette réussite de la nature, disait-il…

Et puis nous étions rentrés. J’avais passé la nuit dans une chambre aux mille et un trésor, Barbu est un sacré collectionneur et spécialiste du débarrassage de grenier…

Je ne me rappelle plus quand Barbu est rentré dans ma vie ; certainement parce qu’il y a toujours été. Toutes mes jeunes années ont été bercées par ses câlins, sa jolie voix à l’accent de sa Provence natale, mes jeux avec lui, sa présence. Pour moi, c’était tout naturel le soir quand il arrivait avec sa tranche de jambon et son yaourt que je les lui prenne et qu’il mange la même chose mais fournie par ma mère. Et puis un jour, il est arrivé pour nous faire ses adieux. Il quittait la région parisienne pour s’en retourner dans son beau pays. Ce fût pour moi un terrible déchirement et je me souviens encore de cette nuit de novembre, dans la rue du petit parc, toute plongée dans un brouillard épais et glacial, quand je l’embrassais une dernière fois et pensant ne plus jamais le revoir… J’étais sa petite fiancée puisque je voulais me marier avec lui quand je serai grande…

Heureusement, nous avons pu à maintes reprises aller lui rendre visite à Gordes, ce village le plus somptueux de France, à mon avis…

Et puis vers l’âge 17 ans, j’ai gardé trois petites parisiennes tout près de chez lui. Un jour, je l’ai appelé et il est venu me chercher pour que nous déjeunions ensemble. En rentrant chez lui, j’avais tout regardé, ouvert toutes les portes des armoires, tirer tous les tiroirs secrets des étagères, dégoupillé tous les bocaux pour sentir la collection d’aromates. Il avait rigolé en disant que j’étais toujours pareille…Dans l’après-midi s’étirant, on avait mangé des graines de courges grillées dans le feu de cheminée tout en dégustant son églantine, cru de sa composition à base de raisin sauvage fermenté et alcoolisé à sa manière !

On avait beaucoup ri en se remémorant la vacances à Mazeyrac, en Lozère, les bains dans la Truyère avec les canots pneumatiques qui prenaient l’eau, les marchés aux bestiaux mais aussi on s’était rappelé les séjours au mas, avec cette tripoté d’enfants et ces grandes tablées jusque tard dans la nuit sous les platanes centenaires…

Dans les années qui avaient suivi cette visite en février, Barbu était venu nous voir à Annecy, durant les vacances d’été. « Coucou les enfants ! Je vous ai amené le dessert, vous venez m’aider à le décharger ?!!! »

Et dans la camionnette de trouver des cagettes de pêches jaunes, blanches, des poires, des abricots mais surtout des melons par dizaines, carnés et gorgés de soleil, montrant leur ventre presque rouge vif. Cette année-là, on avait bronzé « carotte », à manger du melon, matin, midi et soir et même en rentrant de nos virées nocturnes…

Et quand je me suis installée à Grenoble, partir vers Avignon, c’était mon évasion, mon havre de paix, ma possibilité de grandir par moi-même. J’adorais tout particulièrement aller me ressourcer à la Fontaine du Vaucluse, m’étourdir en regardant les algues de la Sorgue nager sans jamais avancer, marcher dans les carrières du Roussillon en appuyant mes mains sur les parois pour les avoir teintes en ocre de bronze.

Dans ce pays, auprès de Barbu, j’ai découvert des subtilités indescriptibles. Avez-vous déjà senti, au lever du jour, l’odeur de la vigne sauvage ? C’est un parfum à la limite du perceptible mais une fois gravé dans la mémoire, il en devient enivrant à vie.

Voilà. Mardi matin, je vais prendre le train à 8 h 05 et je vais me rendre à Marseille. Barbu devrait y être. Dans un hôpital pour le soigner. Si tout va bien, on va lui enlever les ¾ du poumon droit. Et ensuite, parcours du combattant, il va s’en sortir.

Je veux qu’il tienne jusque là, je veux qu’il tienne longtemps encore après. Je vais lui apporter toute la force dont je suis capable, je l’embrasserai mille fois pour moi, mais aussi pour les miens qui sont retenus à la Capitale.

Je vais lui montrer les images de mes enfants, de leurs cousins et cousines, je lui montrerai la femme que je suis devenue et dont une partie du mérite lui revient grâce à sa présence si sage et aimante.

 

N’empêche que ce soir, j’ai une grande barre dans le dos et les yeux qui n’arrêtent de couler depuis que j’ai ramené les enfants à leur père. Un peu comme si tout le chagrin que je retiens depuis mercredi, pouvait enfin déborder.

Mais je suis sereine car je vais faire ce qui est en mon possible, à mon échelle. Tout simplement.

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28 juin 2007

Il y a un an...

Il faisait très chaud et les quarante roses envoyées par mes parents n'ont malheureusement pas résisté à cette vague de chaleur. Cependant, elles se sont figées sur elles-mêmes et depuis, j'ai pu les recueillir dans une coupelle pour les garder bien plus longtemps que prévu. Par contre, à l'arrivée de mon chaton, quelques unes ont fait des pirouettes fatales aidées par cette boule de poil en folie.

Aujourd'hui... Tout a changé et pourtant si peu. Juste un chiffre un peu moins rond, plutôt droit, tendu comme un bâton, fier et fou d'y croire et d'être ainsi aussi libre.

Je ne viens plus aussi souvent ici. D'abord par la force des choses, de gros problèmes avec ma connexion interrompu jusqu'au 5 juillet prochain et puis aussi, parce que la vie va ainsi.

Après les grandes décisions, les chantiers mis en place doivent avancer et certains travaux sont très délicats, demandent beaucoup d'attention, de persévérence et d'opiniâtreté !!! Petit clin d'oeil à mon amie Lulu : je sais, je n'en manque pas.

Alors mes cadeaux de ce jour... Mes adorables trésors qui ont été les premiers à me le souhaiter, cet an de plus, ma santé qui est resplandissante, ma joie de vivre alors que je me sens parfois si seule et si loin de ma famille. Et puis dans mes mails ce matin, un de ma grande soeurette, contre toute attente au milieu de ce climat familial "antoniewskesque" si morose et douloureux. Avec des ouvertures... et, comme je l'espérais tant, aucune porte fermée.

Ce jour, il y a plein de nuages dans le ciel bordelais, il fait même très frais ! Ce soir, on fera la fête avec les doudounes, mais on fera quand même la fête et jusqu'à tard, tant pis pour l'école demain et les nains qui seront au radar, de toute façon, c'est la fin de l'année, alors...

J'envoie une pensée tendre et toute particulière à une petite bibinette qui mène un combat de titan face à l'injustice de la vie... Puisse-t-elle en sortir encore plus jolie qu'avant et surtout pas contaminée par la bêtise humaine.

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29 mai 2007

Je suis une opossum déguisée

CHEMINEE"c'est vrai, Maman, que la fumée qui sort des cheminée d'une centrale, c'est pour qu'elle n'explose pas ?
- ah et tu sais ça comment toi ?
- C'est Caillou qui me l'a dit quand on est allé à la cité de l'espace à Toulouse..."

Ce doit être vrai. Beaucoup d'eau pour éteindre le feu incontrôlable et des énormes tuyaux béants pour dégobiller de la vapeur blanche, épaisse, et nocive.

De celles-ci, rien ne s'évadait. Les braises ne devaient plus couver et elles avaient juste l'air de péronnelles insouciantes qui bravent la capitale.

Moi, je les ai regardées et capturées dans mon objectif. Et j'ai préféré imaginer un immense orgue au son de terre cuite fêlée...

Ce soir, j'aimerai presque les voir bouger, il fait si froid dans ce mois de mai-octobre-coloré-verdoyant.
Du coup, tout le monde est maussade et on n'ose même pas se jeter dans les bras l'un de l'autre de peur de trop sentir les doigts glacés, le bout du nez trempé, le soupir trop voyant.

Tout à l'heure, j'ai écrit des phrases effrayante à une amie, qui se terminaient toujours par la même rengaine :
"... du coup, je fais la morte...", sorte de liste exhaustive des soucis quotidiens qui viennent alourdir le bien-être pour le transformer en mal-être. Travail, famille, finance, enfants, amis, amour, chacun dans le même chapitre : "... et je fais la morte..."

Faudrait p't-être pas qu'à force de faire semblant je le devienne vraiment.
Pfffouuu ! Aucun risque ! J'aurai toujours Camille et Tom qui me diront : "t'es comme Jojo, attends que l'ours mal léché pointe son museau et tu mangeras ta tarte à la punaise"...

Hum, oui...
Ce doit être ça.

N'empêche... Il fait tellement froid ce soir, que j'en ai les pieds glacés. J'ai mis les chaussettes de montagne, j'ai entouré mon chat autour des chevilles, fait des noeuds autour de la taille de toutes les couvertures polaires et j'ai juste les bouts de doigts qui sortent pour taper sur le clavier de l'ordi.

Je vais encore me persuader que ma nuit sera complète et ne me réveillera pas aux aurores pour me piquer de toutes les questions existentielles du monde.
De toute façon, demain, c'est mercredi, jour des raviolis. Je n'ai plus un centime en banque mais j'irai acheter :
des stylos verts pour Tom avec 25 tubes de colle blanche,
4 boites de ravioli,
du beurre (on s'est trompé l'autre jour, on en a pris du salé et les enfants aiment moyen).
Et c'est tout.

C'est tout.

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Puisque c'est le "je.u"

JEUJouer sur un grand piano noir... Relever un peu le siège et caresser les touches noires et blanches. Ecouter le son... Il est doux, velouté mais aussi percutant, dans le grand salon, mêlé à l'archer qui trouve sa justesse, rythmé par une voix qui donne le tempo.
C'est un autre temps, c'était mon présent d'il y a quelques heures, évadée là où j'aime le plus.
Et puis j'ai retrouvé mes trésors. L'un d'entre eux avait joué les jardiniers et très consciencieusement avait replanté quelques boutures.
Demain, nous ferons en sorte que notre tigre ne se pique pas le museau et nous regarderons quelques tiges porter leurs fleurs et construire notre jardin. Nous avons déjà du rose, du blanc, du jaune et du saumon...
Et devant, les arbres qui voguent au gré du vent qui a été si fort ces dernières heures.

J'hésite encore. Y croire ou non, prendre la vérité que l'on expose, jouer le jeu et faire comme si, saisir plutôt que perdre, continuer et ne pas écouter les fausses notes. Après tout, c'est "je" qui me concerne.
On ne peut forcer personne à vous aimer. On ne peut faire désaimer personne qui ne vous aime. On peut aimer ce qui ne nous aime pas. On peut aimer que l'on ne nous aime pas.

Que tout cela est bien compliqué et c'est bien pour cela qu'il est amusant de l'y écrire dans un blog ! Après un peu de sommeil, j'aurai déjà oublié ce que j'ai écrit.
Et si des bras s'entrouvent pour moi, ils ne verront que ce que je suis sur le moment. Et oublieront tout aussi sûrement le lendemain.
On n'est pas grand chose ou complètement tout.

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25 mai 2007

Blogosphère...

En lisant "Wikipédia", je m'imprègne à nouveau de la définition d'un blog...
Car j'en aurais presque douté ces dernières heures...
Enfin, on est bien d'accord, un blog est une sorte de journal intime porté sur le net, enrichi parfois de liens hypertextes, et sur lequel chaque lecteur peut y apporter un commentaire.
"... Bien que la plupart des bloggeurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, la majorité des blogs s'utilisent à des fins d'autoreprésentation, et la plupart se forme autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). C'est pour cette raison que la presse et l'opinion populaire sont parfois amenés à fustiger l'égocentrisme des blogs..."

Je viens de traverser 15 jours intenses, de désillusion, de déception, d'élan à nouveau pris, de décision marquée et qui vont enfin me mener quelque part.
Je ne suis malheureuse de rien et j'assume mes choix et mes convictions.
Je trouve navrant de ne pouvoir trouver de terrain d'entente, surtout avec des proches qui devraient l'être réellement.
Mon amie de Tahiti m'a un jour dit : les amis sont la famille que l'on choisit !
Et je sais qu'au terme des directions que j'ai prise, mes amis seront là, ma famille aussi donc ! Elle ne sera pas celle à laquelle j'ai crue enfant, elle sera la réalité du présent.
Quelques kilomètres suffisent à générer des univers entiers !
Je suis bien contente finalement d'être là où je suis.

Ne serait-ce que par la voix rieuse ce soir d'un ami qui a eu le courage de m'appeler et me dire que je charriais vraiment à jouer les "besoin de personne en Harley Davidson !" et de ne pas lui avoir fait signe de vie depuis si longtemps ! Mais que veux-tu Petit Prince, la brindille d'herbe que tu tenais dans ta bouche de casanova de 16 ans est restée immortalisée sur une photo du parc où nous allions nous promener, mais qui d'autres que nous s'en rappelle !

En tout cas, ce soir, je n'ai pas bien travaillé : je n'ai pas regardé la nouvelle star et je ne sais donc pas qui s'est fait éliminé par un public averti... D'ailleurs, je n'ai même pas mis en url ces fameux résultats !
J'ai vraiment du fromage blanc dans la tête ?! Sûrement mais du 45 % de matière grasse avec des fraises pour colorer le tout.

Tout cela est risible et consternant à la fois. Le présent, ce sont des secondes qui s'entrechoquent et nous font exister.
Je vais dormir ce soir d'un sommeil de plomb parce que mon week-end sera succulent. C'est tout ce qui compte.

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