11 décembre 2007
Fermeture de blog
Cela fait plusieurs mois, voire presque un an, que je bafouille ici, je reviens, je repars, je n’ai plus la même constance, voire plus le même éclat. J’y mets toujours tout de mon cœur, je photographie mon sens intérieur et je le transmets comme tel.
J’ai nourri ce blog au long de mon cheminement. Il m’a aidé à comprendre mieux les directions que je prenais, il a été un allier, un confident, un « booster », un « remetteur » de pendule à l’heure.
Mais à ce jour, toute la limpidité que je m’efforce d’y mettre, à tout moment, n’est plus un atout.
La cohérence de ma vie réelle n’est plus en harmonie avec le fil conducteur de ces quatre années passées dans cet espace.
Ma famille, mon ex-mari, mon ex-belle famille, viennent ici de temps à autre pour alimenter leur vérité à eux, d’aucuns s’arrangent de ce qu’ils comprennent, d’autres condamnent en aparté pour mieux construire les frontières.
J’ai même eu durant l’été la menace d’émettre des commentaires acerbes si je ne cessais pas sur le champ mes insinuations. C’est d’ailleurs en partie pour cela que j’ai levé le pied ici même.
C’est amusant, en 1998, sur le net, j’avais essuyé des déboires à la limite identique, écrivant en septembre un dernier post qui fut ensuite suivi d’une longue discussion.
Alors déchaînez-vous, tous autant que vous êtes.
J’ai mis les voiles depuis longtemps et mon étoffe se gonfle d’un vent magnifique, du courage de ce(ux) qui m’aime(nt).
Il est un moment immense quand on écrit des récits, c’est lorsque l’on appose le point final.
A cet instant, je sens que mon plaisir n’a d’égal que la fin de ce blog.
A tchao sur un autre URL.
30 novembre 2007
Vous avez vu l'heure ? !!!!....
Ben oui ! Aujourd'hui, un jour pas comme les autres : le dernier du genre.
Alors tout est prêt : les gâteaux, les tartes à la tomate (la Fââmeuse), le punch qui va bien (pas trop alcoolisé) et puis cette foultitude de gens que je connais et à qui j'ai dit que je changeais de vie.
C'est une pure vérité : le tournant est comme une épingle à cheveux mais qui avance.
Je ne réalise pas encore. Et pourtant, j'en suis déjà tellement consciente.
Je me laisse portée par le flot de la roue qui tourne.
Le plus important étant ces yeux qui me regardent, ces soupirs qui en disent toujours tellement plus.
Je suis confiante.
28 novembre 2007
48 heures dans la capitale...
J'aime toujours autant ces voyages fulgurants. On démarre à 15 h à la gare de Saint Jean, on arrive à Montparnasse, on se rend à l'hôtel, on dort une première fois. La journée du lendemain se remplit en un instant, c'est de l'or qui coule dans mes pensées, c'est une structure qui s'installe, c'est une vie qui s'épanouit. Puis on redort une deuxième fois, dans une chambre qui est déjà sienne alors que le matin suivant, on l'abandonne.
A en croire les registres de l'hôtel, la semaine prochaine, j'y reviens encore.
On rentre vers 18 h après avoir parlé quatre heures durant à la Gare Saint Jean (non ! pas à la gare, dans le train, évidemment), on prend le tram qui nous dépose en quartier calme et déjà conquis.
Puis on retrouve les têtes blondes qui nous ont tellement manqué durant tous ces jours rallongés et on fonce encore dans de nouveaux projets qui se tiennent et s'engrangent.
Bon, je vous l'accorde tout cela est tout à fait abstrait.
Cependant, voire "certes", néanmoins et toutefois, je souris à mes choix.
Mes neurones s'emballent, alors qu'à cette heure, sous mes jolis yeux bleus se fait trace de ma fatigue. Pourtant, au détour d'une gazinière, j'ai répondu ce soir qu'à certaines fatigues, il était bon de se reposer d'une certaine manière.
Faire à manger pour une tribu, puis rigoler en dévorant, c'est aussi apaisant qu'une nuit de sommeil qui démarre à 20 h.
Il n'y a pas de choix que je regrette à ce jour.
Chance ?
Opportunité ?
Facilité à vivre ?
Mon chemin s'affine et s'élargit à la fois.
Une nouvelle vanne vient de s'ouvrir pour que j'arrive vers moi.
Et dans la percussion d'un regard, j'ai toujours envie que l'autre me voie en totalité.
Rien à cacher.
Tout à donner.
Elle est ici la vérité à vivre.
22 novembre 2007
On ne peut pas forcer quelqu'un à vous aimer !

Vérité incontournable.
Qui explique sans doute cette quantité de cœurs blessés, insatisfaits, à la recherche d'un ailleurs ou d'un
idéal invraisemblable.
Et pourtant, on ne force aucun enfant à aimer ses parents : c'est un fait vital.
Cela nous renvoie aussi à des terreurs ancestrales et enfantines,
lorsque par malheur, on pouvait être amené à douter de l'amour de nos
parents. Certains d'ailleurs, par la violence des rapports, ont très
vite appris à changer leur manière de charmer pour croire absolument
que telle mère qui gifle ou que tel père qui frappe le font parce
qu'ils vous aiment. Ces tout petits enfants sont alors rassurés : ils
pensent alors que c'est ainsi que l'on aime, que l'on se fait aimer et
qu'ils sont dignes de cette attention. Plus tard, ces adultes referont la
pareille... A moins que...
Mais avec mon côté "sans soucis la violette", je crois qu'apprendre
à s'aimer donne la formule magique à ce gouffre immense de ne pouvoir
engloutir l'être que l'on aime puisqu'il ne vous aime pas.
Le
plaisir ne vient pas d'exister dans le regard de l'autre, mais de se
présenter entièrement sans détour, avec ses qualités et ses défauts en
décoration et surtout à livre ouvert.
Puisque de toute façon, on ne peut pas forcer l'autre à nous décoder comme on se voit soi-même.
Je trouve tout cela très rassurant. Cet état de faits de ne pouvoir influer sur la matière humaine ! C'est pour moi les fondations de ma liberté de penser, d'être autonome et indépendante. Ne pas diriger l'autre, le laisser libre de tous ses démons ou bonheur à prendre. M'en délecter pour apprendre à grandir.
En toute logique, en toute confiance...
17 novembre 2007
Je suis toujours là...

J'écris juste dans un autre, d'autres blogs...
Et je viendrai bientôt y mettre le chemin.
De tous mes changements...
18 août 2007
La fin d’après-midi me surprend dans le soleil et le vent, j’ai lavé ma nostalgie, je suis allée à la source pour reprendre le cours de ma vie.
Journée intense, et comme dirait d’aucuns, « et ce n’est pas fini !!! »
Beaucoup de paroles, énormément d’intensité, j’ai dit ce qu’il y avait à dire pour ma part et je sais maintenant qu’une oreille m’a écoutée. A celle-là de transmettre mes messages. Et puis en même temps, cela m’importe peu, pour reprendre cette expression chère à ma plume.
J’ai juste un sanglot en regardant les chandeliers de Barbu. Je ne peux plus lui raconter mes avancées…
Alors je pense à lui et à toutes les belles choses qu’il aimait…
La vie avant tout…
Mensonges
Quel drôle d’impression à mon réveil…
Et impossible de décoller de mon lit. Comme je m’y suis endormie avec mon ordi, je me dis qu’autant écrire et ça ira beaucoup mieux après.
J’ai pris en photo ce beau cerf (qui s’appelle Tom) lorsque j’étais en Normandie en vacances. Il avait fallu attendre que le maître des lieux veuille bien daigner venir se montrer ; il avait laissé tout d’abord ses biches venir nous charmer. Et puis, le petit groupe de visiteur était reparti bredouille et moi, j’avais attendu en haut du chemin. J’ai zoomé tout ce que j’ai pu lorsque je l’ai vu descendre au bas du champ et j’ai eu raison d’être patiente : il m’a vue, m’a regardée et est reparti…
Le soir quand j’ai regardé la photo, je me suis imaginée qu’en plus de me repérer, il m’avait aussi fait passer une pensée.
« Je vais bientôt voir d’autres individus de ta tribu… »
Et ce matin, en passant en revue les images de cette après-midi là, je songe à mon séjour là-bas, à la lutte silencieuse que j’ai menée pour ne pas rentrer dans la guerre. Il aurait été pourtant simple de rétorquer systématiquement à tous les pics que ma chère maman m’envoyait. A un moment même, Caillou m’a trouvé particulièrement zen avec tout ce que Mamie t’envoie dans la tronche.
Je n’ai pas posé de question, j’ai écouté, j’ai excusé aussi. La situation est telle qu"’à force de vivre des galères on ne peut plus rien supporter !" Pourtant ce n’est pas ma philosophie de vie. C’est celle de cette famille qui subit la maladie d’une toute petite fille. Oh, bien sûr, elle a toute la meilleure attention du monde, avec des soins hors pair… Mais je crois sincèrement que tous, là haut, à la capitale, ils ont oublié de parler de leur souffrance intérieure.
Mais tout cela, je le sais. Je n’ai pas de rancœur, ni de haine.
J’ai par contre le grand regret d’être encore et toujours considérée comme une gamine. Et ce qui me blesse tout particulièrement ce matin, c’est que je songe au mensonge, ou à la possibilité de… Après tout, je ne pose pas de questions, on me dit ce que l’on veut et je ne juge pas, j’écoute et je prends pour argent comptant ce qui est dit. Je ne cherche pas le mal, je ne l’imagine même pas.
Je me sens adulte responsable confrontée à d’autres adultes, eux tout aussi responsable. Je n’invente pas des possibles ou des histoires, chacun fait ce qui lui plait et surtout ce qu’il peut. Et je suis bien consciente que l’on n’est vraiment pas tous égaux face à la capacité de prendre le bonheur.
J’exècre le mensonge de toute part.
Je suis en quête de vérité. Je connais la mienne, je découvre celles des autres, j’apprends à l’accepter telle quelle.
Alors, oui, c’est vrai mon été est magnifique. Car il m’élève au dessus, il m’a donné la solution pour lâcher ce lest familial (qui en était devenu malsain à force de toutes ces années) et enfin je m’envole ou continue à voler dans ma vraie vie.
Je me sens très seule à cet instant et j’ai du chagrin. Je vais faire passer la journée dans la douceur de mon chat peluche. Il redouble de câlins depuis qu’il s’est aperçu que j’étais encore dans mon lit…
13 août 2007
Résilience...
Trois semaines de vacances !
Et ce petit chaton pour image de celles-ci…
Car si vous le regardez bien, il est dans un autre univers. Si, si !!! Vous ne pouvez imaginer les millions de kilomètres qui me séparent de lui à cet instant.
Et dans ce phénomène d’espace temps, je suis légère, légère…
Et bien que la distance soit immense, il me voit, ses yeux croisent les miens et c’est sa quiétude qui m’intéresse.
Alors, il me plait de croire que cette petite boule de poils possède son secret et ne deviendra pas un cygne pour autant. Car il n’est pas « génétiquement » programmé à cela, ou mieux, son ADN le laisse dans sa liberté de félin.
Je suis comme tout le monde dans une forme d’ignorance, car je suis loin de connaître tout. Mais je préfère apprendre plutôt que de m’enfermer dans un affectif blindé, même si pour d’aucuns, il reste le banal de la vie.
J’ai fait un tour sur une page de citations en rentrant les mots : ignorance, puis famille, et de fils en aiguilles, je suis retombée sur mes pieds.
Avec ma pensée magique, je sais qu’une petite fille de 5 ans vivra ce qu’elle doit vivre et son petit frère de 2 ans ne sera jamais seul, quoi qu’il arrive.
Je ne crois pas dans le « faute à pas de chance ». Trop facile.
Et puis si un Jacques l’éventreur vient regarder ici mes tripes, il s’apercevra bien vite qu’il s’est trompé de cible. En m’apprenant le sens de la liberté, il m’a affranchi pour MA vie…
No comment.
25 juillet 2007
Adieu, Barbu

Ce matin, je me suis réveillée en même temps que les enfants, dans la maison familiale de Normandie.
Nous sommes arrivés hier soir, assez tard, puisque je me suis un peu trompée dans l’itinéraire et puis j’avais aussi envie de prendre le temps.
Et je veux le prendre de plus en plus, parce que ce temps qui nous rythme, qui nous modèle, nous impose tout et rien, nous fait grandir ou nous efface, ce temps est vraiment trop capricieux, tout en remplissant son rôle de juge impartial.
Donc, toujours ce matin, et ce que j’aime dans l’écriture, c’est de pouvoir figer ce temps, le photographier, pour y revenir, le regarder sous d’autres angles, ce matin encore, je buvais mon café sur la terrasse, appréciant oh combien les premiers vrais rayons de soleil de l’été… En regardant le chat passer, je me suis fait la réflexion : tiens, ils ont un an les trois frères…
Et puis j’ai entendu la voix de Régina : " Jean nous a quitté ce matin à huit heures et demi ".
J’ai regardé ma mère pour lui dire. Nous avons rappelé ensemble la sœur de Jeannot et mon père est arrivé. Il s’est assis, a écouté. C’était simple et douloureux. Comme un vide normal et attendu mais que l’on ne peut concevoir qu’au moment même du présent.
Alors, je suis sereine, mon Barbu Chéri… Car la semaine dernière, j’ai pu poser mes lèvres dans ton cou pour t’embrasser une dernière fois. J’ai caressé tes cheveux si doux et j’ai contemplé ton visage endormi, qui avait gardé la couleur du soleil de ton pays. Derrière tes yeux clos, je sais que tu m’as entendue. Et je te garde en moi, égoïstement, comme un trésor inestimable.
Et je suis triste parce qu’on avait encore tant à se raconter, à partager et à se faire découvrir. J’ai toujours admiré en toi cette jeunesse farouche qui me permettait de te parler à cœur ouvert et confiant. C’est pour cela que je n’ai pas voulu croire que la maladie t’emmènerait de cette manière fulgurante.
Tu étais un sage et un tout jeune homme.
C’est pour cela que je n’ai jamais douté d’être ta petite fiancée, malgré l’écart d’âge. Peut-être ai-je été secrètement amoureuse de toi pendant toutes ces années, parce que tu me faisais être unique pour toi.
Tu m’as donné des yeux pour voir la couleur, tu as aidé mon ouie à entendre les merveilles de la musique et mon odorat à ce jour est l’élève d’un grand maître qui m’a aidé à sentir la subtilité du temps présent et que rien n’efface.
En août, je vais aller marcher sur les chemins de nos ballades et je vais prendre le temps de soigneusement remettre mes pas dans ceux que nous avons laissés.
Il y a tant de lumière qui vient de toi quand je pense à toi que je trouve la vie lumineuse à cet instant et pour ceux à venir.
Alors, Adieu Barbu.
Parce que chez toi, en Provence, quand on lance " Adieu, toi ", c’est aussi pour dire bonjour.
15 juillet 2007
De nulle part...

En engageant la voiture dans l’allée rocailleuse, l’autoradio avait joué « In paradisium » du requiem de Fauré ! On s’était regardé avec un plaisir non dissimulé, une sérénité partagée, un accord parfait. Juste avant, on avait laissé l’abbaye de Sénanque sur notre gauche, au milieu de ses champs de lavande et maintenant on roulait doucement sur les gravions, bercés par la musique elle-même soutenue par le chant des cigales… Au bout du chemin, il y avait une petite masure, avec peu de fenêtreS, comme pour se protéger du soleil mais aussi du froid prégnant dans cet endroit en hiver. Il me dit qu’il avait souvent rencontré le moine durant les mois de janvier et février, parcourant les routes de la colline qui entourent Gordes, avec aux pieds uniquement de vieilles sandales.
Le moine, presque centenaire, se tenait perché en haut d’une échelle pour cueillir des cerises presque aussi grosses que des abricots. Je me fis la réflexion qu’ici tout était énorme, immense, merveilleux. Il avait vite quitté son perchoir pour nous accueillir et nous offrir un peu d’eau fraîche dans son antre d’Hermite. La discussion, je me souviens, avait tourné autour des qualités de la femme que ne peuvent connaître les jeunes novices moines qui ont fait vœux de chasteté et le vieillard si sage se réjouissait d’avoir pu quitter sa communauté pour rester ne serait-ce qu’observateur de cette réussite de la nature, disait-il…
Et puis nous étions rentrés. J’avais passé la nuit dans une chambre aux mille et un trésor, Barbu est un sacré collectionneur et spécialiste du débarrassage de grenier…
Heureusement, nous avons pu à maintes reprises aller lui rendre visite à Gordes, ce village le plus somptueux de France, à mon avis…
Et puis vers l’âge 17 ans, j’ai gardé trois petites parisiennes tout près de chez lui. Un jour, je l’ai appelé et il est venu me chercher pour que nous déjeunions ensemble. En rentrant chez lui, j’avais tout regardé, ouvert toutes les portes des armoires, tirer tous les tiroirs secrets des étagères, dégoupillé tous les bocaux pour sentir la collection d’aromates. Il avait rigolé en disant que j’étais toujours pareille…Dans l’après-midi s’étirant, on avait mangé des graines de courges grillées dans le feu de cheminée tout en dégustant son églantine, cru de sa composition à base de raisin sauvage fermenté et alcoolisé à sa manière !
On avait beaucoup ri en se remémorant la vacances à
Mazeyrac, en Lozère, les bains dans
Dans les années qui avaient suivi cette visite en février, Barbu était venu nous voir à Annecy, durant les vacances d’été. « Coucou les enfants ! Je vous ai amené le dessert, vous venez m’aider à le décharger ?!!! »
Et dans la camionnette de trouver des cagettes de pêches jaunes, blanches, des poires, des abricots mais surtout des melons par dizaines, carnés et gorgés de soleil, montrant leur ventre presque rouge vif. Cette année-là, on avait bronzé « carotte », à manger du melon, matin, midi et soir et même en rentrant de nos virées nocturnes…
Et quand je me suis installée à Grenoble, partir vers
Avignon, c’était mon évasion, mon havre de paix, ma possibilité de grandir par
moi-même. J’adorais tout particulièrement aller me ressourcer à
Dans ce pays, auprès de Barbu, j’ai découvert des subtilités indescriptibles. Avez-vous déjà senti, au lever du jour, l’odeur de la vigne sauvage ? C’est un parfum à la limite du perceptible mais une fois gravé dans la mémoire, il en devient enivrant à vie.
Voilà. Mardi matin, je vais prendre le train à 8 h 05 et je vais me rendre à Marseille. Barbu devrait y être. Dans un hôpital pour le soigner. Si tout va bien, on va lui enlever les ¾ du poumon droit. Et ensuite, parcours du combattant, il va s’en sortir.
Je veux qu’il tienne jusque là, je veux qu’il tienne
longtemps encore après. Je vais lui apporter toute la force dont je suis
capable, je l’embrasserai mille fois pour moi, mais aussi pour les miens qui
sont retenus à
Je vais lui montrer les images de mes enfants, de leurs cousins et cousines, je lui montrerai la femme que je suis devenue et dont une partie du mérite lui revient grâce à sa présence si sage et aimante.
N’empêche que ce soir, j’ai une grande barre dans le dos et les yeux qui n’arrêtent de couler depuis que j’ai ramené les enfants à leur père. Un peu comme si tout le chagrin que je retiens depuis mercredi, pouvait enfin déborder.
Mais je suis sereine car je vais faire ce qui est en mon possible, à mon échelle. Tout simplement.