Ruisseau de vie

Le souvenir est création...

31 décembre 2009

Aujourd'hui...

Pendant des années et des années, j'ai cru que l'Amour arrivait dans sa vie en déboulant, en faisant beaucoup de bruit, comme une étoile filante, un raz de marée, un coup de foudre.
J'ai cherché au travers des hommes rencontrés, cette tension, cette énergie, cette impression de tout dépasser pour être à la hauteur d'un idéal improbable.
J'en ai perdu des plumes à essayer de combler mes manques, à masquer mes peurs, à oublier ma culpabilité.
J'ai tant de jours revêtu la robe de la petite princesse, jolie et charmante, qui répond toujours aux attentes des autres, ou en tout cas, à l'expression principale de penser être aimable ainsi.

Il m'aura fallu tuer symboliquement cette famille dont je viens, qui n'agit que dans la perversité et le mode de la pathologie.

Et du jour au lendemain, j'ai pu balayer devant chez moi, pour ouvrir véritablement ma porte à la vie.

Je ne viens plus ici, car je ne suis plus cette cavalière solitaire, exacerbée, guerrière d'un autre temps, responsable de tous les maux et surtout, je ne me sens plus du tout le besoin de dire à ceux que je ne connais pas, que j'existe envers et contre tous.

J'ai puisé dans l'écriture un sens profond à être moi. Dans l'être, pas dans l'avoir.

Et aujourd'hui, les mots qui me viennent tout bas, sont tellement simples et subtiles, que je les murmure tous les jours à celui qui est avec moi, à mes enfants qui grandissent, à mes amis et mes chats peluches.

Juste une phrase qui me semble bourrée de sens :

Il n'est pas possible de vivre heureux sans être sage, honnête et juste,
ni sage, honnête et  juste sans être heureux.
[Epicure]

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24 octobre 2009

Est-il besoin d'interprétation...

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Voici à quoi ressemble mes jours maintenant...
Et à chacun, je peux y rattacher cette même image de sérénité, de paix, de douceur, de tendresse et d'amour.

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24 septembre 2009

Pour le plaisir...

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Mes regards d'aujourd'hui...

REGARD_DE_DIEGO

REGARD_D_ELIOT
C'est tout à fait comme à l'arrivée d'un enfant. Mais lui, on ne l'a pas porté, on l'a choisi dans une nichée cotonneuse, on a attendu plusieurs semaines et un beau soir, on est allé le cueillir.
Les premiers instants, Diégo a paru immense, fauve d'entre les fauves, et nous avons eu peur que de ses crocs, il ne fasse qu'une bouchée de cette petite boule poilue.
Maintenant, quand ils se rencontrent, Eliot fonce dans sa fourrure, l'embrasse à museau ouvert et accepte d'être la peluche de ce grand dadais...

Tout cela, c'est du bonheur.
L'été n'en finit pas d'ailleurs.

Et tous les jours qui passent sont véritablement des "premières" dans mon existence harmonieuse.

Je ne donnais pas cher de mon parcours, quelques 365 jours en arrière.

Et maintenant, je suis dans les airs, en haute voltige comme j'aime, avec mon diapason interne enfin étalonné.

Pour en arriver là, bien sûr que je recommencerais. Cependant, je prendrais la juste mesure des choses, avec un regard observant, toujours bienveillant, curieux, naïf et crédule, pour redécouvrir, connaitre, comprendre, apprendre.

Je ne connais pas encore précisément mon programme à venir.
Je sais seulement que certains chemins croisés ne s'emmêleront plus, que d'autres mis en froid reviendront peut-être et que celui que je parcours coule sur une tendresse simple, douce, infinie.

Ce n'est pas de l'exaltation.
C'est de la vie, bien en vie.

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02 septembre 2009

A mes amis, mes ruisseaux de vie...

CIEL

Sans trop, ni de plus.

Pas de moins, aucun manque.

 

J’avais écrit… tant et si bien… que j’en ai perdu le fil et je n’ai pas cherché à le retrouver, ni le reprendre, juste le laisser se continuer, le suivre tranquillement, avec étonnement, un soupçon d’impatience, beaucoup de curiosité, sans compte dans la gratitude, avec de la joie pour l’émerveillement, de la tendresse pour ma vie qui palpite, que j’ai soignée et soignerai encore longtemps…

 

Demain, le rythme sera repris. L’un là, l’autre ici.

Moi, sur mon chemin.

 

Je ne suis pas seule.

J’ai monts et merveilles pour sourire à tous les jours qui viennent.

 

C’est ainsi…

C’est cela.

C’est ici.

 

En toute confiance.

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25 mai 2009

FLEUR_DE_PLUIE

Quand l’oubli prend son sens utile, le présent existe simplement…

Il n’est pas alors besoin de se débattre, de s’atterrer ou de désespérer, non, non, non, il est alors facile de sourire amoureusement à l’instant qui précède le lendemain, parce qu’il n’est pas futile, mais réel, ou juste là, comme une courbe qui met en valeur ce qui existe et s’est préparé depuis des siècles à recevoir ce qui est vrai, ce qui vit et palpite, avec vie et justesse, avec envie et plaisir, en harmonie et sans dissonance, avec évidence et sans détour, avec amour et valeur vraie…

Comme une peau qui reprend sa douceur pour des mains qui savent, qui ne cherchent rien de virtuel, prennent ce qui est, en entier, qui ne mettent que la condition de comprendre et savoir l’autre, aussi doucement qu’un jour de printemps qui dure et saura prendre la promesse de son renouveau comme de s’endormir au creux d’un hiver sans crainte du temps qui passe, sans peur des rides du temps, sans terreur du temps qui est…

Ce rendez-vous là, je ne pouvais le manquer, je ne savais que m’y préparer…

Je prends et je vis.

Je régale mes yeux et le regard qui me croise.

Je chante avec mes enfants qui sont, prolongement de moi-même, et lien vers une vie à eux…

Pour ce temps merveilleux, j’ai eu raison d’attendre, de savoir le reconnaître et rester ce que je suis, en m’élevant vers le meilleur…

Merci ce cœur qui palpite et va de l’avant…

Etre heureuse et rendre à ceux qui m’aiment ce bonheur, il n’y a pas d’autre raison d’être, et plus jamais me perdre dans l’avoir.

 

Je me sens belle toujours...

Et plus encore quand je suis recueillie dans un regard qui me voie...

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18 mars 2009

C'est possible...

Il y a eu un moment, il y a quelques jours de cela, (ou était-ce il y a un millénaire ?... allez savoir, distorsion de la notion du temps) où je vivais dans un minuscule refuge, en haut d’une montagne, à la tombée de la nuit, avec une tempête ne me permettant que de rester immobile dans mon abris. Impossible de sortir sous peine de se faire fracasser par les vents violents tournoyant de neige ; seul possible à faire : rester là, blottie dans la neige, comptant les heures au déclin du jour pour comprendre qu’il en restait de bien longues avant le retour du soleil.

Dans ces instants difficiles, pourtant emprunts d’une éternité bien longue, ma tourmente à moi n’était pas de lutter contre les évènements extérieurs, mais bien de continuer à croire en ma force intérieure, même si le déroulement de cette épreuve pouvait alors conduire mon corps à s’endormir, à se laisser aller dans la chaleur de la mort, puisque sans ressource pour que l’organisme continue à se battre. Et ma terreur était là, dans un cris de révolte incommensurable : JE NE VEUX PAS MOURIR MAIS JE NE POURRAI PEUT-ETRE PAS DECIDER DE FAIRE AUTREMENT…

 

Et puis il y a le cours de la vie qui rattrape les rêveries cauchemardesques, et qui ramène à la réalité : l’annonce de l’accident de moto d’une collègue de travail que j’apprécie tout particulièrement. Et miracle, malgré un 12 tonne conduit par un type qui n’avait plus que quelques gouttes de sang dans son alcool, malgré le vol immense et la rambarde alentours, elle et son frère n’ont rien eu de cassé. Certes, ils ont été mâchés par la violence du choc, sont bleus de la tête au pied, avec des nez tout rouge, des yeux tout beurre noir, des langues douloureuses d’avoir été mordue dans le vol plané… Mais ils sont vivants et repartiront travailler et vivre normalement dès que le traumatisme se sera un peu adouci.

Après la nouvelle de ce drame, la discussion a porté sur le « jusqueboutisme », les limites toujours repoussées pour se prouver que l’on existe, la tolérance des galères à répétition pour dire qu’on sait s’en sortir et surtout, ces mots : Dire stop, c’est accepter qu’inconsciemment on ne veut pas se donner les moyens de faire autrement car cela nous plait, s’arrêter et changer, c’est se donner les moyens de vivre réellement avec toutes ces ressources, quelles qu’elles soient…

 

Alors mardi matin, j’ai traversé le hall du Tribunal en direction du bureau des greffes… Quelques mots échangés à l’accueil, une invitation à venir m’asseoir devant un bureau à la porte à gauche et… « oui, ce que vous me demandez, c’est possible, montrez moi le papier, là, que vous avez en main. Il ne m’en faut pas plus pour vous donner le certificat. »

J’ai alors eu une pensée immense pour mon amie Laurence… Elle m’avait expliqué qu’elle avait lutté pendant des mois, qu’elle avait encaisser des millions de coups, qu’elle avait traversé des déserts de souffrance, et que jour après jour, elle prenait toutes les « emmerdes » presque philosophiquement, du style « ça doit m’arriver, alors je prends ». Et puis un matin, dans un magasin quelconque, alors qu’elle allait sans conviction changer un article, on lui répondit que c’était possible. Dans un premier temps, elle ne percuta pas, reprenant son sac pour repartir, puis se rendit compte qu’elle n’avait pas compris la réponse qui pour une fois depuis tant de temps était positive. C’était possible et surtout facile.

 

Alors mardi matin, quand j’ai fait une relecture de ma situation avec simplicité et facilité, toutes les pièces du puzzle se sont remises en place. Et l’avalanche qui a suivi a été nette, claire, limpide vraiment tellement facile.

 

Alors pourquoi avoir attendu tant de temps : car il faut laisser du temps au temps, pour qu’il mûrisse et nous mûrisse, pour qu’il nous refaçonne et nous redimensionne, pour qu’il redevienne un véritable miroir de nos véritables forces.

 

Peu après, je me suis assise au soleil, sous un arbre et j’ai dégusté ces premières heures de printemps.

Le soir en s'endormant, Tom m'a dit : tu semblais toute seule à la sortie de l'école tout à l'heure, mais tu souriais tellement que j'ai su que tu allais bien...

C'est tout le bonheur que je me souhaite : la tranquillité de mes trésors.

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17 février 2009

Ténacité...

cactus

Hier, dans mon après midi verte, j’ai replanté mon grand cactus.

J’ai d’abord nettoyé tout le balcon, fais disparaître les traces de la tempête, qui même s’il elle n’a pas touché mon habitation, a su laisser les signes de son passage.

A un moment, j’ai pris les vieux bambous que j’entasse sur la terrasse et je les ai lancés comme des javelots vers les branches d’un vieil arbre qui est bien dégarni depuis le passage du tumulte. J’avais bien pris soin avant d’observer les alentours : personne, et zou, on y va.

Et puis j’ai enfilé mes gants… Il fallait bien cela pour que la bête ne me morde pas, ce qu’elle a tout de même réussi à faire.

J’ai observé la plante : elle était toute pendante, après le gel d’une nuit. Je l’avais juste récupérée pour la mettre à l’abri et son manque d’eau l’a sans doute sauvée.

Une à une, j’ai découpé la chair piquante, en épargnant les racines intactes, en incisant celles déjà mortes et pourries.

Je me suis piquée malgré tout, comme une Aurore qui touche un rouet et ne peut rien faire d’autre que de s’endormir une éternité.

Le cactus est synonyme de « résistance » et de « courage ».

Je suis sûre que toutes ces tiges déposées au sein d’une terre douce et fertile, vont me montrer leur toupet, leur envie de repousser.

Alors j’aime bien cela.

Elles ne dépendent pas de moi, je leur rends juste un peu de liberté.

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15 février 2009

Mademoiselle, quand on vous voit...

Pouce_de_vie

« Mademoiselle, quand on vous voit, on vous aime. Et quand on vous aime, on vous voit où ? »

 

 

En remontant les escaliers, les bras chargés des courses, pour le week end et le retour des enfants, je trouvais que mon cœur n’est pas en très bon état.

Pourtant, je sens l’aube d’un printemps qui arrive.

Il y a toujours ce picotement qui me rappelle que je suis en vie…

Cependant, c’est sans doute de l’ordre de la déception, du désabusement, de la désillusion.

J’aime le temps qui passe à toute allure, car je ne peux le maîtriser, je ne comprends rien aux jours qui s’enchaînent, désertés par ceux qui m’ont reflétée, sans doute prise un peu trop dans leurs rêves, sans penser à ma réalité.

 

Depuis tout à l’heure, je regarde le ciel qui se décline progressivement. Il y a eu le pic des cinq heures, avec l’éclat de l’éblouissement, décor surréaliste, puis les arbres ont fini de s’enflammer et maintenant, les bleus s’épaississent, ne laissent plus transparaître des orangers prometteurs. Il y a le blanc avant le noir.

 

Et il y a un moment où on ne dit plus rien.

J’ai beau me répéter que c’est du « lâcher prise », que c’est l’élastique qui est parti et qui ne met plus aucune contrainte, que c’est maintenant que la liberté est réalité… Je ne détecte aucune folie abstraite qui pourrait m’animer et me ramener à un monde moins acerbe.

 

Alors je souffle… Et je mets mes mains dans la terre pour dorloter mes plantes vertes, j’ai retrouvé dans mes verres qui traînent sur le plan de travail de la cuisine, une pousse au milieu des feuilles fanées qui ne promettaient plus rien. Je l’ai dégagée de tout ce fatras et je l’ai glissé délicatement dans une terre fertile, comme un lit de douceur, un berceau nourrissant.

 

Je l’ai posé au devant du soleil et tous les jours qui passent, je vais nourrir ce bébé papyrus pour qu’il devienne fort et beau comme ses parents…

 

J’ai commencé ce texte vendredi soir, j’ai parcouru samedi dans une joie profonde de partager du « free hugs », j’ai passé une soirée clé qui scelle une histoire, je me suis réveillée ce matin très tôt (bien qu’un dimanche) et j’ai laissé partir ce que je pensais être « mon capital »… La porte qui a claqué doucement m’a rendu les clés de ma vie, ma liberté d’être comme je veux et surtout de continuer à prendre soin de moi.

C’est vrai que je suis souvent seule. Que je goutte du solitaire à tout va, mais je sais qu’au fond de moi, je ne suis pas en solitude. Et c’est ce détail qui fait tout le reste.

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28 janvier 2009

Vivement mardi, on va manger des crêpes...

 

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Je regarde cette jolie bestiole qui à cet instant dort sur mon canapé. Il est étalé, langoureux, ronronnant dans son sommeil, heureux d’être, savourant sa vie au présent.

 

C’est mon miel.

Mon lien qui me ramène toujours à mes trésors.

Sa manière bien à lui d’occuper mon espace, de m’occuper en quelque sorte, est toujours pour moi un pilier à ma vie affective…

 

Il faut que je fasse très attention de ne rencontrer aucune fée qui pourrait le transformer en prince charmant qui aurait alors toute légitimité de réclamer son du, ou ses pertes… (cf. blague d’une collègue de boulot racontée hier après projection via portable d’une série de photo de mon félin adoré…).

 

Ce soir, je suis sereine. J’ai encore dépassé un cap. Il n’était pas compliqué à détourner, beaucoup moins houleux que les précédents mais pourtant si capital……

 

J’ai enfin tourné la page du « responsable de tout ».

J’accepte de ne pouvoir tout résoudre et de ne faire que ce qui est en mon pouvoir (c'est-à-dire pas grand-chose) et je profite de mon présent avec les cadeaux que l’on me fait.

 

Aujourd’hui il y avait :

Un regard doux et chaleureux d’une complicité qui se met en place,

Le regard chaud et confiant de la chaussure à mon pied,

L’écoute simple d’une petite « Lutine » que j’ai la chance d’avoir à mes côtés…

 

Je me satisfais de mon travail bien fait.

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