mimosa

C'est une très belle journée pour venir ici, rouvrir un peu les fenêtres, faire rentrer de l'air frais, profiter du printemps.

J'ai longuement hésité à le faire, encore sous l'emprise de regards qui se posent ici pour s'autoriser à savoir encore qui je suis, pensant que leur position est légitime, suffisamment pour croire également qu'ils peuvent me diriger, me critiquer, me détruire ou se servir de moi.

Bien sûr, quand j'ai su cela, une partie de ma grande colère a voulu passer les berges. Je me suis sentie mal à l'aise, coupable et mon amie Coco m'a remis simplement les idées en place : "Ben si tu écris un blog public, c'est que tu t'exposes à la lecture de tous. Tu ne peux en tenir rigueur".

Bien sûr, une fois de plus, évidence même.

Alors j'ai tout d'abord mis la page en privé. Mais c'était une fois de plus me conformer aux consignes, au politiquement bien pensant. Et puis, je l'ai remis en public.

Aujourd'hui, je vais publier rétroactivement des écrits gardés sous silence depuis presque deux mois.

Une fois que j'aurai fini (j'ai encore rempli une multitude de pages blanches, j'écris toujours autant et c'est bien), donc une fois que j'aurai épuisé ces textes, je verrai alors où je suis arrivée et ce que je décide.

C'est une belle journée pour venir ici, car c'est aussi un joli 9 mars.